Hip hip hip houra, chante t'elle sur son site vierge de tout regard ! J'ai à nouveau accès à ma solitude informatique. Je peux à nouveau déblatérer et me plier en 4 toute seule. Le dernier expert a enfin trouvé ce qui coinçait chez moi (enfin, au niveau de mon ordinateur, pour le reste, je n'ai pas trouvé de docteur assez fou pour se pencher sur mon cas pour seulement 22 euro ; peut être que le 1 euro supplémentaire va les faire changer d'avis (ou ouvrir un cabinet plus loin !)) : une mise à jour de windows en opposition à zone alarm. la guerre est partout, mes amis et la seule solution est la suppression et l'éradication des fouteurs de zizanie. Voilà le peu que j'ai écrit pendant mon ascétisme forcé : je ne suis hélas pas sevrée et espère continuer à sévir sur cet espace, même si je n'ai toujours rien à déclarer, sauf deux kilos en plus sur ma balance).

 

Mardi 29 juillet :

La malédiction informatique continue. Après le clavier, la souris m’a lâchée ! J’ai eu beau essayé de la faire rentrer dans son trou, elle ne voulait même pas agiter une moustache. N’ayant pas de gruyère sous la main pour la ranimer (et elle, montrant peu de volonté pour se nourrir), j’ai éteint l’ordinateur de façon autoritaire et suis retournée à mon livre en rageant (non que le livre soit inintéressant, mais je n’avais pas compris que quand j’avais souscrit un forfait internet, c’était surtout le mot forfait qui allait s’appliquer). Pour venir à bout de ce problème qui me rongeait, j’ai subtilement (et subrepticement, surtout parce que j’étais seule) subtilisé une souris reposant dans une armoire au boulot, dédaignée qu’elle était du fait de sa mollette, trébuchante à côté d’une optique guère hallidayienne.

La souris attrapée (et moi, pas vu, pas pris), j’ai pu m’adonner aux joies de la navigation sans amarre (si ce n’est un fil un brin trop court). Mais mon internation fut de courte durée puisque j’eus la bonne idée de déménager. Depuis, mon serveur est introuvable ou indisponible en fonction de mes entrées de services. Voilà, que quand j’apprends qu’un serveur est à ma disposition, il me retourne son tablier. Devant ce silence visuel, je m’accroche à l’assistance, compose rythmiquement un numéro facile à mémoriser (bien que j’avoue, au bout de la vingtième numérotation, son charme mnémotechnique me semblera légèrement surannée) pour entendre la douce musique d’un enregistrement m’encourageant à chercher de l’aide sur leur site internet… Je glousse, prenant cela pour le signe d’un humour certain qui me rappelle mes vannes les plus tordues. Me sentant sur un terrain de connivence, j’attends d’être mis en relation avec mon interlocuteur. Je reste interloquée quand on me demande de raccrocher à cause d’un encombrement des lignes.

Je m’interroge…Les gens sont – ils donc incapables de se débrouiller tout seul ou est – ce gage de la mauvaise qualité de la fourniture d’accès ? Ne voulant pas encore critiquer la société à qui j’ai choisi de faire confiance (critiquant mon choix par la même occasion et donc ma propre personne), j’opte pour réitérer mon appel et tombe sur une charmante personne…La première d’une longue série de dames affables et aimables, sachant feuilleter leur livret technique mais point en soutirer la solution au problème qui ne me tracasse pas au point de troubler mon sommeil mais me perturbe légèrement vu que mes vacances approchent et que je ne pourrais plus consulter mes comptes en ligne au boulot.

Par deux fois, elles prennent note pour que les autorités supérieures interviennent ; et, contrairement au rang inférieur des opératrices, la parité est présente au niveau des techniciens. Et les deux spécimens (un mâle et une femelle donc, puisque nous en sommes encore au stade où l’espèce humaine se différencie en deux genres, plus ou moins définis) qui testeront ma ligne déploieront les mêmes compétences : chercher le problème dans ma configuration et oh, ne jamais s’attaquer à leur système qui, pourtant, refuse de me servir alors que mon modem ne clignote pas, que ma ligne fonctionne (puisque je les appelle, encore l’humour internétien ! En passant (sur une autre ligne), je ne parle pas de leur étonnement (je l’écris)…j’ai même cru à une coupure … mais non puisque mon téléphone fixe(si un enfant ne le bouscule pas trop) fonctionne bien je vous dis… quand je leur déclarais que je ne possédais pas de téléphone portable…(imaginez que je doive passer par un 0800 pour leur dire que mon téléphone ne marche pas !!!!). Pourquoi avoir un portable, vu que je suis toujours joignable….enfin quand je suis prés d’un téléphone et je veux rester la dernière à chercher des yeux une cabine téléphonique, comme un ancrage en cas de nécessité absolue…).

Le serveur est intouchable, ce qui en Indes est synonyme d’une paillassonnerie même pas digne d’un chien, équivaut, en Occident, à un étendard sous lequel s’incliner sous peine de tell sans cesse why my apple is poor ?

jeudi 7 août 2008 :

Toujours pas d’internet mais après les techniciens, nous allons avoir affaire avec les archanges du ciel orange : les experts ! Un expert doit nous donner des signes de sa bonne volonté ce soir. Nous attendons son oracle pour savoir quel avenir à sa boite dans notre maison et s’il faut résilier la bible qui nous lie. S’il daignait nous toucher de sa grâce, nous serions comblés.

J’ai envoyé un sms à ma sœur hier, pour son anniversaire puisqu’elle passait des vacances en Bretagne. Enfin, j’ai emprunté le portable de mon mari, j’ai suivi les instructions, entré le numéro de tél approprié (sauf si on veut se le remémorer toute seule, sans l’aide d’un répertoire anti – sèche), appuyé sur envoi en m’interrogeant sans cesse quand est – ce qu’on allait me demander d’entrer mon message….J’ai donc envoyé un message vide…. Même si ma sœur a du se douter que c’était moi, j’ai réitéré toute l’opération, cette fois, les yeux aux aguets et j’ai compris que le blanc après « rédiger » était l’emplacement à utiliser pour mon expérience. J’ai ensuite laborieusement tapé les lettres (j’ai fini par trouver les ponctuations à la fin, donc j’ai pu mettre un point ; par contre, impossible de comprendre où se cachait le 1, donc j’ai peiné deux fois plus pour taper « un ») quatre par quatre (processus : appuyer sur la touche, n’aller pas assez vite et écrire un groupuscules incompréhensibles, effacer (touche que j’ai peiné à trouver et j’ai eu peur d’avoir à transmettre à ma sœur un texte ayant plus de queue que de tête), recommencer…bref, je comprends que les sms soient réputés pour leurs fautes d’orthographe et leur concision mais je ne comprends pas l’enthousiasme qu’ils sucitent : au rythme auquel j’ai frappé mon message, j’aurai pu faire l’aller – retour jusqu’à la bretagne !)